«Oui, Allah, au terme d'un parcours souvent douloureux
mené à la fois avec et contre toi, j'ai entrepris de coucher
par écrit, en homme libre, les violents sentiments que tu
m'inspires. Que tu le veuilles ou non, j'ai bien l'intention de
te demander des comptes sur les crimes que certains de tes
adeptes commettent en ton nom. Peut-être est-ce à travers
ce dialogue et en m'en remettant à l'écriture que je parviendrai
à m'alléger de mes fardeaux, à triompher de ma rage.
Quelle sorte de Dieu es-tu pour laisser dire à de tels
monstres que leurs actes sont guidés par ton bras et que
tu gouvernes leur coeur ? Réveille-toi. Il est grand temps.»
Dans cette lettre, Raphaël-Karim Djavani interpelle Allah
avec force sur les horreurs commises en son nom. Il crie sa
rage contre l'obscurantisme, nous livre une réflexion et un
réquisitoire sans détour à partir de sa propre expérience
de musulman. Un hymne à la vie, à la liberté, au dialogue.