Découvert par le poète Max Jacob au sortir
de la Première Guerre mondiale, soutenu
sa vie durant par le grand marchand des
cubistes Daniel-Henry Kahnweiler, fêté par
ses amis poètes et écrivains, Antonin Artaud,
Raymond Queneau, Gertrude Stein, Michel
Leiris, Armand Salacrou, Georges Limbour,
Georges-Emmanuel Clancier, aimé par ses
amis peintres, Suzanne Valadon, Juan Gris,
Fernand Léger, André Masson, André
Beaudin et le sculpteur Henri Laurens,
collectionné et défendu par Pablo Picasso
tout au long de sa vie, maillon
incontournable des célèbres dimanches
de Boulogne dans les années 1920 et du
refuge de nombreux intellectuels, dans le
Limousin, pendant la guerre de 1939-1945,
Élie Lascaux reste un peintre à part,
magique, lunaire, inclassable. Quarante ans
après sa disparition, voici enfin la première
monographie consacrée à ce grand artiste.
Il fut également, à travers ses Mémoires
en images, le chroniqueur de sa propre
existence et de celle d'une époque
fascinante. À la fois spectateur enchanté
et acteur au coeur de l'intrigue, il est à tout
jamais un authentique enfant du paradis.