Duteurtre observe et décrit ce qu'il voit. Comme s'il voulait nous dire : s'il n'y a plus d'espoir
de changer ce monde qui ne mérite pas d'amour, que nous reste-t-il à faire ? Ne pas se
laisser duper. Voir et savoir. Savoir voir.
Milan Kundera.
J'aime également Benoît Duteurtre parce qu'il considère
que « l'abrutissement congénital du mouton constitue la
plus radicale démonstration de la splendeur de la création ».
Olivier Maulin.
Il avait vingt-quatre ans et était certain d'être un écrivain. Je lui dis que j'en étais
aussi convaincu et que je ferais tout pour que Sommeil perdu paraisse.
Jérôme Garcin.
Dans l'écriture de Duteurtre, dans le
montage qui reflète le coeur ouvert de
la ville, l'ironie légère de l'opérette exacerbe
les sentiments et dénoue les conflits par des
quiproquos, jusqu'au triomphe du dédoublement du réel.
Mirjana Robin-Cerovic.
Ses livres sont là pour nous prouver
qu'entre les rigolades de Courteline
et les sombres intuitions de Kafka, il n'y
a pas une distance immense.
François Taillandier.
La déconstruction de la littérature telle que l'a entreprise Bolaño n'est pas un
exercice gratuit. Écrire est un enjeu vital, bien au-delà d'un savoir-faire, d'une
pratique somme toute accessible à tout individu cultivé, du moins qui a la capacité
d'écrire correctement.
Claire Tencin.
Kachtitsis ne prend pas le chemin du
détachement du monde. Il regarde le
monde présent à travers ses origines. Pour le
faire, il doit accomplir un saut par-delà l'ouï-dire de l'Histoire.
Massimo Rizzante.
Il n'y a rien de plus concret que les
mots, qui ne sont pas un détour, ils
ont des conséquences directes sur la vie.
Jean-Philippe Domecq.