Du dernier Instinct primaire (qui rappelle l'extraordinaire violence faite aux femmes qui refusent d'être mère) à son Écrivain, un vrai, Pia Petersen n'a de cesse de peindre la face obscure de cette société normative qui ne supporte plus la différence.
François Xavier.
La littérature se transforme en soupe, elle se noie dans l'image, elle disparaît comme le sucre dans le thé. N'est-ce point ce qui arrive en vrai ? se demande implicitement Pia Petersen à chaque page de ce beau livre.
Christophe Ferré.
Kerouac, j'ose, est un poussin introduisant le monde moderne et son nombril auprès de segments-clientèles avides d'espaces « risque-zéro ». Il nous la joue superficiel, subséquemment sans conséquence dans la vraie vie.
Michel Hoëllard.
Quand un être humain [...] passe son temps à faire comme si c'était vrai, comme si cet être ressentait certaines émotions et que ses actes les reflétaient, l'être finit par les adopter réellement, pour de vrai.
Alison Rice.
Le peuple, irritant peuple : qui le méprise l'opprime, qui veut son bien le supprime.
Yves Lepesqueur.
Les êtres humains se rencontreront sans doute autrement [...], les uns et les autres se trouvant déchargés des efforts d'identité sexuelle autrefois destinés à la séduction et aux commerces qu'elle impliquait. Les frôlements et les imaginaires que décrit Une année qui commence bien de Dominique Noguez sont prémonitoires.
Quentin Debray.
Pour qui a déjà eu le plaisir de lire les romans de Steinunn Sigurdardóttir, il apparaît d'emblée que Yo-yo fait écho aux précédents en tant qu'il nous place, une fois encore, en face des deux questions essentielles que sont le Mal et le Temps.
Frank Lanot.
Le lecteur d'aujourd'hui ne veut qu'être informé et non pas comprendre. Il n'a pas faim de « réalité », mais de nouvelles sur la « réalité ». Il n'est pas curieux du monde, mais de ce qui se passe de nouveau dans le monde.
Massimo Rizzante.