Dans ce rapport, l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale souhaite préciser le rôle des transferts sociaux sur la réduction de la pauvreté, ainsi que l'impact des réformes socio-fiscales récentes. Il poursuit l'analyse de l'accès aux droits fondamentaux: logement, santé, éducation et services bancaires. Ses principales conclusions sont les suivantes.
Sur le long terme, la pauvreté concerne moins de personnes, mais touche aujourd'hui davantage les actifs que les retraités.
Si l'amélioration de la conjoncture économique a contribué à réduire la pauvreté, il y a une probable inflexion à la hausse depuis 2002.
Les prestations sociales jouent un rôle majeur dans la réduction de la pauvreté et sont complémentaires aux politiques de l'emploi.
Malgré les efforts réalisés en matière d'accès aux droits, la vie quotidienne des personnes pauvres est marquée par de nombreuses difficultés.
Les aides au logement - qui progressent moins vite que les loyers, et le parc social - ne suffisent pas à compenser les difficultés d'accès au logement des ménages pauvres.
L'amélioration de l'accès au système de soins à travers l'instauration de la Cmu complémentaire a réduit le renoncement aux soins pour raisons financières mais les inégalités sociales de santé sont encore importantes.
En matière d'éducation, l'échec scolaire reste socialement marqué. Il expose les jeunes des familles défavorisées à des parcours professionnels chaotiques.
Très peu de ménages sont totalement exclus des services bancaires, les conditions d'accès demeurent discriminatoires.