Le système de retraite suédois
Mécanismes, enjeux et perspectives
Le système de retraite suédois, mis en place en 1998, qui s'inscrit à la fois dans une logique de « répartition », pour l'essentiel, et de « cotisations définies », suscite, par son originalité, curiosité et intérêt. Plusieurs pays, comme l'Italie ou la Pologne, s'en sont ouvertement inspirés.
Toutefois, en dehors de « l'enveloppe orange » pour le droit à l'information et de la référence aux « comptes notionnels », ce régime reste assez mal connu. C'est pour aller au-delà d'une vision réductrice et permettre un examen détaillé du système suédois que le Conseil d'orientation des retraites a choisi de lui consacrer les travaux de son colloque annuel pour 2008.
Les débats reproduits dans la présente publication ont permis d'aborder successivement le contexte de la réforme et ses objectifs, le mode de calcul des droits, les mécanismes redistributifs, avant de resituer le nouveau système suédois dans une perspective européenne.
Enfin est abordée la question complexe du système suédois regardé comme modèle, ce qui permet d'appréhender de manière comparative les questions plus générales auxquelles doivent faire face les différents systèmes de retraite.
Qu'est-ce que le conseil d'orientation des retraites ?
Créé en mai 2000, le Conseil d'orientation des retraites est une instance indépendante et pluraliste d'expertise et de travail concerté. Composé de parlementaires, de représentants d'organisations professionnelles et syndicales, de membres de l'administration et d'experts, il est placé auprès du Premier ministre.
Le Conseil est chargé de suivre et d'analyser les évolutions à moyen et long terme des régimes de retraite et la situation des retraités ; il est également chargé de faire des propositions propres à assurer la viabilité et l'équité du système français de retraite.