La criminalité organisée est la première et principale bénéficiaire du désordre mondial qui règne depuis la fin de la guerre froide. Au monde réglé de l'ordre bipolaire succède un monde mutant au sein duquel la question criminelle apparaît d'ampleur stratégique. La mondialisation de l'organisation criminelle en fait une puissance financière énorme. En termes de valeur, par exemple, les stupéfiants constituent le premier produit mondial dans les échanges internationaux. Ce " capital criminel " est possédé par quelques dizaines de chefs mafieux, gros trafiquants, seigneurs de la guerre et dictateurs corrompus. L'ouvrage montre les périls encourus tant par les fragiles économies des pays émergents que par les pays développés à cause du blanchiment de ces masses considérables d'argent " noir ". Mais la sphère médiatique autant que la classe politique ont une perception encore limitée d'un très réel péril. Les auteurs de cette analyse plaident pour un nouveau réalisme criminel.