L'entrée en vigueur de la monnaie unique européenne, le 1er janvier 1999,
a donné un second souffle aux Unions monétaires jusque-là limitées, après
l'échec des expériences allemande, austro-allemande, latine et scandinave du
XIXe siècle, à quelques petits Etats voisins ou issus de la décolonisation. Celles-ci
sont en effet de plus en plus perçues comme une alternative crédible à
l'effondrement du système des parités de Brettons Woods et jouent un rôle
moteur dans l'intégration régionale ou sous-régionale.
Cet ouvrage présente la première étude d'ensemble des Unions monétaires
sous l'angle du droit international, réalisée dans le but de contribuer à
l'élaboration d'une théorie générale de l'Union monétaire qui fait défaut dans
cette discipline. Il s'agit notamment d'identifier les règles sur la base
desquelles les Unions monétaires se forment, s'organisent, fonctionnent,
produisent des effets juridiques et prennent fin, d'analyser leur contenu pour
en saisir l'évolution dans le temps et de mesurer leur aptitude à constituer un
système normatif spécifique. Pour cela, il a fallu démontrer l'unité
conceptuelle et la spécificité des Unions monétaires en tant que catégorie
juridique, par rapport aux autres configurations monétaires entre Etats (zone
monétaire, système monétaire, bloc monétaire, etc.). L'auteur examine aussi
d'autres problématiques comme celles relatives aux enjeux économiques et
politiques des Unions monétaires dans les relations internationales et à leur
statut dans l'ordre juridique international en général et dans le système
monétaire international actuel en particulier.