Les sociétés de sécurité privée font désormais largement partie de notre
quotidien : au bureau, dans les grandes surfaces, et même dans les services
publics. Véritable tendance de fond, leur montée en puissance s'explique par
de nombreux facteurs. Et si l'on évoque fréquemment la réduction du budget de
l'État, il faut également souligner que les attentes de nos concitoyens en matière
de sécurité s'accroissent chaque jour davantage. Les forces publiques ne pouvant
suffire à l'ampleur de cette demande, l'offre privée s'est alors développée.
Face à cette évolution, la question n'est donc plus d'accepter ou de refuser une
réalité qui s'est déjà imposée, mais de relever un défi hautement stratégique :
construire une véritable coopération public/privé, une «chaîne de sécurité»
adaptée et régulée par l'État. À travers l'action du CNAPS (Conseil national
des activités privées de sécurité), de la DISP (Délégation interministérielle à la
sécurité privée), ou via la réforme de la loi de 1983, des signaux forts traduisent
la maturation du dialogue entre les professionnels et l'administration.
Des responsables publics, des juristes et des professionnels, tous acteurs clefs
de l'univers de la sécurité privée, en éclairent ici les principales thématiques et
lancent des pistes pour la structuration d'une activité sensible qui ne doit pas
être abandonnée aux seules lois du marché.