Bernanos m'est apparu en chevalier sans peur et sans reproche, tel un ancien croisé, viril dans l'allure et croyant dans l'âme, qui, avec une espérance embrumée de doutes et des doutes traversés par des lueurs d'espérance, chevauche contre la mort et contre le diable.
Cette rencontre entre Paul Gordan, moine bénédictin autrichien d'origine juive, exilé au Brésil après l'Anschluss, et l'écrivain Georges Bernanos, scella une amitié exceptionnelle. A la fois profond et tendre, ce récit retrace une étonnante communion spirituelle et intellectuelle. Il éclaire les relations de Bernanos avec l'Allemagne, sa conception de la résistance au nazisme, sa vision de l'Eglise, sa réflexion sur l'amitié et sur la mort. Bernanos s'y révèle passionné, drôle et attachant. Comme tous les prophètes, il pose à chacun la question radicale du sens de la vie.