Quatrième de couverture Pierre Lempety imagine la découvene et la publication, par un universitaire britannique, des «carnets de Jeanne» tenus au jour le jour par une femme dont il décrit la fulgurante ascension sociale puis la déchéance. Mais en marge des mots de Jeanne, l'universitaire a laissé des notes qui peu à peu racontent une seconde histoire, ou l'envers de celle que Jeanne a voulu dire. Ces notes se révèlent bientôt tendancieuses : elles tressent autour des phrases de Jeanne un réseau serré qui enveloppe le «document» original et finit par le détourner. Ainsi découvre-t-on que le témoin impartial du début a peut-être été l'artisan de l'itinéraire qu'il commente. Bien entendu ce livre est un jeu, non seulement érotique mais d'une subtilité intellectuelle passionnante. En fait, Pierre Lempety a utilisé l'artifice de l'universitaire pour saper et miner le texte qu'il présente. Mais ce texte lui-même, dans ses outrances et sa crudité, n'en est pas moins un aveu, imaginaire et bouleversant, en même temps qu'une réflexion, fût-elle parodique, sur l'amour, la dérision et la mort.