Des cités de Harlem aux soirées décadentes de
Manhattan, Douze expose froidement le quotidien
d'ados pleins aux as, marginalisés par la dope. Cette
tragédie en cinq actes, culminant le
31 décembre, est interprétée par une
bande de mômes, avec par ordre
d'apparition : «White Mike», étudiant
modèle, qui ne fume pas, ne
boit pas, mais deale ; Hunter, sportif
sympa, accusé à tort de meurtre après
une baston sur un terrain de basket ;
Laura, la bombe, qui kife autant
Prada que la Douze, cette drogue de
synthèse qui les fait tous planer.
Entre Panique à Needle Park et Elephant, Douze,
c'est, vingt ans après Moins que zéro de Bret Easton
Ellis, le roman cru et féroce de la jeunesse américaine.
Un livre dédié «à ces élèves qui sont morts et à ces
élèves qui les ont tués». Hallucinant de lucidité.
«Nick McDonell, c'est un phénomène. Le rapport âge de
l'auteur, talent du romancier est renversant. Il va, j'en suis
sûr, incarner pour sa génération ce que j'ai incarné pour la
mienne.»
Hunter S. Thompson