Pendant le soulèvement de mai 68, des étudiants affrontèrent les forces de l'ordre dans de violents combats de rue. La police usait de matraques et de bombes lacrymogènes. Les étudiants m'utilisaient, moi, le pavé, comme arme de jet. Je devins l'emblème de ces jours de colère, qui furent aussi des jours de fête. Les murs se couvraient de phrases joyeuses, de dessins inspirés et drôles. [...] Tout a été dit sur ce mois-là de cette année-là. Qui n'a pas donné son avis ? Par quels yeux ne l'avons-nous pas vu ? Ceux d'un chat, d'un oiseau ? Un enfant ! C'est d'un enfant, de son regard que nous avons besoin. Il y avait bien des enfants, dans ce pays en 1968 ? [Présentation de l'éditeur] Sur le bureau de Pascale Bouchié, un pavé sert de presse-papiers. Un souvenir de Mai 68 ? Non, car elle ne découvre la faculté qu’en 1978. Pour elle, 1968, c’est l’année d’une rengaine de Sheila : « Tandis que moi qui ne suis rien qu’une petite fille de Français moyen…» Normal, elle a neuf ans. Aujourd’hui, Pascale écrit pour la presse et l’édition jeunesse, et collabore avec Yvan Pommaux pour la bande dessinée Théo Toutou. [lecoledesloisirs.fr]