Partout on pressent aujourd'hui une soif de mieux connaître l'Esprit Saint. Par l'expérience de la prière, par l'expérience de la culture, par l'expérience de la vie fraternelle, en communauté, en Eglises, dans l'Eglise. On s'enhardit ici à n'en point rester à l'expérience, mais à l'exprimer, à la dire. Dire l'Esprit, sans le perdre, sans rien gommer de sa fécondante et insaisissable liberté. Exprimer l'Esprit sans l'enclore. Comment ? En le voyant à la fois au plus intime - dans la relation d'amitié et d'amour - et au plus universel - dans la mission des chrétiens à la face de la terre pour que l'Evangile retentisse partout. A la fois : tout est là. Car on appauvrit l'Esprit au point de le méconnaître, à ne le chercher qu'ici ou là. De tout lui-même, il est ici et là, en un éclatement salutaire de nos expériences trop exiguës. L'Esprit sur le monde achève pour notre temps un cycle trinitaire. Après Chemins de contemplation, qui conduisait au Père, après La Profondeur de Dieu, révélée en jésus, le Fils, nous voici revenus au cri initial et à la communion première Dieu ici, partout, lien de l'ici et du partout, l'Esprit.