Il existe partout, et en grand nombre, des femmes et des hommes qui incorporent les mots des Psaumes à leur acte de prière le plus quotidien. Les voici désormais accompagnés pour explorer un texte qu'ils aiment parce qu’ils le connaissent déjà. La Concordance a choisi de prendre en compte, pour atteindre ce but, le fait que les Psaumes sont connus (et sans doute faut-il dire «vécus») en langue française dans le plus grand nombre des cas. C’est choisir de secourir ceux des lecteurs qui en ont le besoin le plus urgent et le plus constant. Ce n’est aucunement déprécier les langues plus anciennes et moins encore (cela va sans dire) l’hébreu. Mais il y avait déjà des concordances dans ces langues. Ceux qui, dès le temps de la Renaissance, firent des concordances de plusieurs traductions allemandes ou françaises des Réformateurs, n’entendaient certes pas, eux non plus, détourner des langues sacrées! Aujourd’hui, l’intérêt qui se manifeste parmi nous pour l’hébreu ne se ralentit pas : ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas recourir à la langue originale se retrouveront donc pour ouvrir ensemble les pages de ce livre qui n’est pas, d’ailleurs, sans se référer à un nombre choisi de mots hébreux. Le souci d’assister le lecteur a même inspiré aux deux auteurs le courage de nous orienter quelque peu dans le maquis des traductions contemporaines. Est-ce là une complication supplémentaire? J’y verrais davantage un moyen de faciliter l’adaptation des esprits à une inévitable réalité. Étant admis que l’hébreu est le repère premier et irremplaçable, étant admis ensuite qu’il faut finalement choisir les traductions plutôt que les accumuler, il est bon de rappeler que, si toutes traductions n ’ont pas même valeur, même autorité, même poids traditionnel, toutes ont leurs limites. Personne ne doit s’en affliger. Le retour à l’hébreu nous plonge chaque fois dans une vie nouvelle, c’est vrai. Mais le fait que les hommes ne renoncent jamais à se traduire d’une langue à l’autre est li