Un jour, la route d'une religieuse, soeur Marie-Réginald,
a croisé celle de Patrick Henry. Condamné pour le meurtre
d'un enfant, libéré puis arrêté à nouveau pour trafic de
drogue, celui-ci fait figure de maudit. Comment comprendre
alors la rencontre entre la femme de Dieu et ce prisonnier,
symbole d'un échec et d'une rédemption ratée ?
C'est que de sa vocation tenace de dominicaine, qui
n'est pas sans rappeler celle de Thérèse de Lisieux, Marie-Réginald
nourrit sa foi dans un Dieu qui n'a pas de
mémoire, c'est-à-dire pas de rancune, qui renonce à tout
esprit de vengeance pour préférer le pardon et l'amour du
pécheur.
Mais quand on connaît l'histoire complexe de Patrick
Henry, comment croire à l'amour de Dieu, au pardon,
face à l'énigme de la répétition du mal ? Comment faire
confiance en l'homme sans naïveté ?
Marie-Réginald a confié à Jean-Didier Derhy, journaliste,
son histoire et sa rencontre avec le «maudit», certaine
qu'au bout du compte l'amour de Dieu aura le dernier mot.