Quatrième de couverture La ville, et plus encore la bourgeoisie, ont toujours occupé une place essentielle dans la réflexion sur l'Etat. De Guizot à Max Weber, l'idée d'une filiation entre les formes et les principes du gouvernement des villes médiévales et ceux de l'Etat moderne s'est répandue, renforcée par le mythe de l'alliance des rois et des bourgeois contre les féodaux. Pourtant, les historiens des villes médiévales et modernes se sont surtout intéressés aux problèmes internes des villes et n'ont guère étudié le rapport de la ville à l'Etat : c'est ce rapport qui est ici réévalué, sous le triple aspect politique, économique et culturel, dans le cadre d'un vaste programme de recherche consacré à la " Genèse de l'Etat Moderne ". De la France des Valois et de l'Italie communale à la Pologne des Wasa et aux républiques maritimes de l'Allemagne du Nord au XVIle siècle, en passant par Londres, Venise et les cités de Castille, se déroule un panorama contrasté et changeant qui remet en cause bien des idées reçues et suscite de nouvelles interrogations. Le CNRS a déjà publié en 1986 Genèse de l'Etat Moderne : prélèvement et redistribution, édité par Jean-Philippe Genet et Michel Le Mené.