Le mot «péché» a-t-il toujours été aussi lourd de culpabilité ?
Comment est-on passé de la doxa de Platon à la notion chrétienne de
«gloire divine» ? Qu'évoquait la «saintet» chez les Hébreux, avant que
le catholicisme n'en qualifie ses martyrs et ses pieux représentants ?
En étudiant les 300 mots hébreux et grecs les plus importants de la Bible,
Le Nouveau Vocabulaire biblique fait apparaître leur richesse sémantique,
la diversité de leurs emplois et de leurs fonctions, l'histoire de leur
traduction, avec citations et références.
Il est le premier ouvrage de ce type à mettre en perspective les choix de
vocabulaire des Écritures avec leurs contextes linguistiques et littéraires,
leurs emprunts culturels, notamment à la langue de la poésie et de la
philosophie grecque antique.
Il confronte les grandes traductions de la Bible depuis plus de deux mille
ans, dont la Septante (IIIe et IIe s. avant J. C.), la Vulgate (IVe s. après J. C.),
la Bible d'Olivétan (1535), de Lemaistre de Sacy (XVIIe s.) et de Louis
Segond (1910), jusqu'aux traductions les plus récentes.
Plusieurs index des traductions et notions en français, en hébreu, en grec
et en latin renvoient le lecteur aux articles concernés.
Un outil passionnant et unique, qui permet d'entrer dans l'univers
biblique par les mots les plus chargés de sens, et montre comment s'est
forgée une langue biblique en Occident.