Cette présentation nouvelle de la religion des anciens Scandinaves, depuis les origines connues jusqu’à l’époque viking, respecte deux grands principes. D’une part, elle adopte un mode de présentation résolument diachronique. A partir des tout premiers documents que nous livre l’âge de la pierre, en passant par les indications de l’âge du bronze, puis par les trouvailles de l’âge du fer, les « hommes des tourbières » danoises notamment, et les souvenirs de l’âge des grandes migrations, nous débouchons sur le grand corpus des Eddas, des poèmes scaldiques et des sagas, qui permettent une vaste synthèse d’une religion dominée par le culte des grandes forces naturelles et du tout-puissant Destin. De là découle aussi le second principe, « vertical », d’organisation structurale de cette mythologie : l’idée centrale revient à considérer, dans une perspective naturaliste, que le Soleil (élément aérien), Baldr, Týr, Thórr, l’élément liquide (Odin) et l’élément tellurique (les Vanes) ont présidé à l’élaboration de mythes et de rites que sous-tendent les notions de Force (ou de Dynamisme) et de Savoir (respectivement juridique, magique ou poétique et vitaliste), créatrices d’ordre opposé au chaos. En tout état de cause, l’idée retenue est celle d’une vision consciente et active du monde, de la vie et de l’homme, qui ne laisse aucune place ni au doute, ni au désespoir, ni à l’absurde. Elle est tout entière dominée par l’image éminemment prestigieuse du grand arbre Yggdrasill, source superbe de toute savoir, de tout destin et de toute Vie. [Texte du dos de couverture repris par FreelancerFR]