Des affaires à retentissement, aux dossiers déchirants d'humanité, l'auteur dévoile la face cachée de la Justice dont l'avocat est l'auxiliaire. Le livre fourmille d'anecdotes et de descriptions. Les portraits des grands du Barreau récemment disparus (Maurice Garçon, Georges Izard, Floriot) donnent un visage humain à ces silhouettes enrobées, qui se hâtent, courent, dans les couloirs sombres du temple de Thémis. L'auteur saisit l'avocat face à son client, dans le secret de son cabinet, recevant la confidence de celui qu'il accepte de défendre. Lui dit-il la vérité ? Nous le suivons devant ses juges comme lui, en robe. Il plaide, analyse, récuse, réfute, avant de se retrouver seul face à ses problèmes de conscience, à ses angoisses. {Les Avocats} n'est pas un guide pour ceux qui se lanceraient dans cette profession que l'auteur appelle "le plus beau et le plus vieux métier du monde". Les souvenirs personnels s'entrecroisent avec l'énoncé des règles qui font de cette profession, dont on méconnaît somme toute la rigueur et quelquefois les risques, un enchevêtrement dont les jeunes avocats voudraient se libérer.