Présentation de l'éditeur
Que peuvent avoir en commun les musées californiens, le football, le terrorisme des Brigades rouges et les blue-jeans? Pour l'auteur, ils servent l'industrie du faux, les stratégies de l'illusion, de l'apparence absolue. Dans ce recueil de textes publiés entre 1963 et 1983, Eco se livre à un exercice magistral et malicieux "de ce que Barthes appelait le ``flair sémiologique'', cette capacité que chacun de nous devrait avoir de saisir du sens là où on serait tenté de ne voir que des faits, d'identifier des messages là où on serait incité à ne voir que des gestes, de subodorer des signes là où il serait plus commode de ne reconnaître que des choses".
Quatrième de couverture
Une visite dans les sanctuaires du faux que sont les musées californiens, un match de football, une émission télévisée, les actions terroristes des Brigades rouges ou les phénomènes de mode, tels sont certains des événements quotidiens ou exceptionnels, légers ou tragiques, qu'analyse Umberto Eco dans ces chroniques écrites au jour le jour. L'intelligence et la finesse, l'ironie et l'humour de l'auteur du Nom de la rose nous entraînent dans la ronde des signes de notre modernité, dévoilent les jeux subtils du faux et du vrai, les stratégies de l'illusion. Il y a du Socrate en Umberto Eco, qui sait développer chez son lecteur un salutaire soupçon envers les discours qui l'assaillent. La chronique aussi peut être un art.
Biographie de l'auteur
Umberto Eco est né en 1932 et décédé en 2016. Professeur, sémiologue, romancier et essayiste de réputation mondiale, il est notamment l'auteur de Le Nom de la rose, Le Pendule de Foucault, Le Cimetière de Prague.