Gilles Lapouge (décédé fin juillet 2020) découvre le Brésil pour la première fois en 1950, quand il intègre la rédaction d'un quotidien à São Paulo. Trois ans plus tard, il en est devenu le "correspondant" à Paris. Ce sont ces correspondances "Equinoxiales" entre France et Brésil qui se déploient ici au rythme du grand décalage entre souvenirs et rêveries, mythologie et Histoire- géographie dans un irrésistible mouvement de vagues. Une évocation fabuleuse du pays dont on ne revient jamais. En revenant sur les trois années qu'il a passées au Brésil, G Lapouge déclare : « Le Brésil est mon autobiographie, je l'ai parcouru comme on relit un journal intime ». Equinoxiales a fait entrer G Lapouge dans la famille des « écrivains-voyageurs ». C'est un récit tenant à la fois de l'essai et de l'autobiographie, avec des esquisses de portraits, des ébauches d'histoires, dans un « égarement extasié », selon son expression, qui l'a mené de Recife à Rio en passant par l'Amazonie et Salvador de Bahia. "Le Brésil fascine la Renaissance. De tous les havres de France, des bateaux appareillent. Des ramas de nobles et de voyous patrouillent en Amazonie, à Sao-Luiz, à Bahia, à Rio de Janeiro. Bientôt, les Français auront raflé assez de terre pour baptiser le domaine, ce sera la France équinoxiale. J'ai passé trois mois dans les terres équinoxiales. …"