Peaux de phoque : c'est le surnom qui désigne les pauvres,
ceux qui n'ont pas les moyens de dormir sous une peau
de renne, dans la région de la Tchoukotka, à la pointe
de la péninsule sibérienne.
Née à Uvelen, sur le détroit de Béring, en 1934, Veqet
a choisi d'écrire afin que la langue et la mémoire de son
peuple ne disparaissent pas. C'est en s'inspirant des
légendes et des récits transmis par les siens qu'elle a
composé ce roman, où se reflète leur existence quotidienne.
À travers l'histoire de Tynenne, de son époux
Alaloïnyn et de leurs trois garçons, qui connaissent la
misère avant de devenir des guerriers respectés, elle
nous fait découvrir la vie des chasseurs de phoques et
de baleines, des éleveurs de rennes, des graveurs sur
ivoire de morse... Un monde fascinant et rude que Veqet
fait revivre avec autant de simplicité que de grandeur.