Seize siècles avant Cléopâtre,
Hatchepsout a investi tout au long
de son existence le devant de la scène
royale, tâchant de rendre paix et éclat
à un pays affaibli par les guerres
à répétition. Malgré la loi qui,
dans cette Égypte antique,
refuse le droit de règne aux femmes,
malgré la désapprobation des prêtres
et l'ombre planante d'un demi-frère
successeur potentiel, Hatchepsout est
sacrée, à quinze ans, «prince héritier»
par son père, le puissant Touthmôsis Ier.
Se déroule dès lors sous nos yeux
le destin flamboyant et tragique
de cette figure féminine d'exception.
Contrainte d'épouser son demi-frère,
être faible et démissionnaire,
la pharaonne saura néanmoins
conserver les rênes du pouvoir.
Mère de plusieurs filles, elle devra
subir la désignation par son mari
de son successeur : le fils que lui donna
l'une de ses concubines. La douleur
de l'humiliation s'accentue alors
dans l'avènement soudain
de ce futur rival.