Par une malveillante fantaisie de la nature, au tournant des
XIXe et XXe siècles - c'est-à-dire jusqu'à l'ouverture du canal
de Panama et le remplacement des grands voiliers par des
navires à vapeur -, les principales routes du commerce
international durent emprunter les parages maritimes les
plus dangereux au monde, ceux du Cap Horn.
A la pointe du continent sud-américain, les tempêtes succèdent
aux tempêtes, faisant rouler et s'effondrer des
vagues hautes comme des immeubles, tandis que le froid
polaire transforme mâts et voiles en blocs de glace. Depuis
la ruée vers l'or californien et les débuts de l'ère industrielle,
chaque jour gagné sur la traversée était devenu un
enjeu financier et, malgré les conditions de navigation
épouvantables, les capitaines marchands se livraient à de
véritables courses. Ainsi naquit l'épopée du Cap Horn dont
témoignent les romans et récits ici rassemblés.