Dans le capitalisme mondialisé du XXIème
siècle, nous avons souvent le sentiment d'une domination
irrépressible de l'actionnaire sur le salarié, de la finance
sur la production, de l'économie sur la politique - bref, du
marché sur l'homme. Et si la vulgate libérale n'était qu'une
immense supercherie, socialement dangereuse mais aussi
économiquement erronée ?
Cet essai vient remettre en cause bien des
idées reçues. Il montre que, sur le long terme,
le moteur de la croissance est toujours collectif.
Il pointe les différentes inégalités, de revenus,
d'opportunités, de participation, qui fracturent
notre société. Il éclaire sur les bienfaits
de la concurrence - quand elle met en cause
les monopoles privés - mais également
sur ses dangers - quand elle bouscule ceux qui sont déjà
les plus fragiles. Il démontre à quel point, dans le partage
de ces dix dernières années entre les profits et les salaires,
ce sont les actionnaires qui ont accaparé la baisse des
taux d'intérêt.
Au final, Vincent Champain et Gilles Cazes proposent
une autre approche de l'économie qui, en récusant
les facilités de la démagogie et le règne des experts, porte
une haute conception de la démocratie. Ils formulent
des propositions pour que la France crée davantage et
répartisse mieux. Ils défendent une thèse simple et forte :
le politique doit d'urgence se réapproprier l'économie.
Pour remettre l'homme au coeur - et même au-dessus -
du marché.