La Commandante
« Que les hommes se fassent souffrir les uns les autres, qu'ils errent et reconnaissent leurs errements, qu'il leur arrive de ne pas savoir s'ils appartiennent aux morts ou aux vivants, le blé n'en a cure. [...] C'est une bénédiction qu'il y ait, en ce monde, d'aussi grandes choses que les champs et la forêt parce qu'un homme peut s'asseoir paisiblement entre deux, sans qu'ils en fassent une histoire. »
Un soir, dans une région de Prusse, au milieu des forêts, la veuve d'un officier tombé à la guerre aperçoit lors de sa promenade la silhouette d'un homme qui traverse le marais. Lorsqu'il arrive à sa hauteur, bien qu'elle ne le réconnaisse pas, elle lui offre l'hospitalité.
Le vagabond, Michael Fahrenholz, a été fait prisonnier pendant vingt ans et revient sur les terres de son enfance. À l'aube, le lendemain, il efface son nom, inscrit sur le monument aux morts. Grâce à la Commandante, il décide cependant de rester. Mais comment retrouve-t-on le goût de vivre ?
L'une des plus belles oeuvres d'Ernst Wiechert, rééditée dans sa première traduction.