Hors des polémiques et des prises de positions partisanes,
un ouvrage ambitieux qui analyse d'un oeil neuf un mouvement
peu étudié et mal connu, mais décisif dans l'histoire
politique et des idées depuis 1789.
La Révolution française a été considérée immédiatement
comme une rupture dans l'histoire de l'humanité. Contre elle,
des hommes politiques, des penseurs, des théologiens, puis
des masses populaires ont manifesté des refus vite qualifiés de
«contre-révolutionnaires». La Contre-Révolution s'identifie alors
à l'attachement aux valeurs dynastiques, au respect des hiérarchies
traditionnelles, à la défense de la religion catholique ainsi
qu'au maintien des pratiques régionales, si bien que, dès la fin
du XVIIIe siècle, un combat européen puis mondial s'instaure entre
les principes de la Révolution et ceux de ses adversaires. Dans
les décennies suivantes, les carlistes espagnols, les miguélistes
portugais, les insorgenti italiens, les zouaves pontificaux, mais
aussi les «positivistes» d'Amérique latine deviennent les propagandistes
d'une idéologie aux multiples facettes, avant que les régimes
communistes retournent la situation en utilisant la Contre-Révolution
comme un épouvantail pour éliminer leurs opposants.
Ce dictionnaire, réalisé par une quarantaine de spécialistes, est
la première synthèse d'un phénomène qui a joué un rôle considérable
dans de nombreux domaines : social, politique, philosophique,
religieux et littéraire.