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Le général Delestraint : la Résistance : de l'Armée secrète jusqu'à Dachau

Jean Bourcart
  • 09/03/2023
  • Perrin
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Couverture de Le général Delestraint : la Résistance : de l'Armée secrète jusqu'à Dachau par Jean Bourcart

Résumé

Le 10 novembre 1989, le nom de Charles Delestraint est gravé en lettres d'or au Panthéon, à Paris. La Nation rend ainsi à la fois hommage à une grande figure de la Résistance et justice à une personnalité hors normes par trop méconnue.

Saint-cyrien, ancien combattant de la Grande Guerre plusieurs fois décoré, théoricien et praticien des blindés - qui n'a de cesse d'en promouvoir une utilisation plus moderne -, ce chef militaire écouté et respecté est promu général en 1936 et placé à la tête d'une brigade de chars à Metz - où il a sous ses ordres le colonel de Gaulle. Versé dans la réserve en 1939, rapidement rappelé pour participer à la campagne de France, il mène avec le 1er groupement cuirassé nouvellement créé de brillants combats retardateurs Jusqu'à l'armistice, qui le révulse. Le refusant, comme il refuse l'asservissement de la France et la politique de collaboration du maréchal Pétain, il décide de poursuivre la lutte et d'organiser la résistance avec les anciens des chars, qu'il exhorte à passer à l'action.

En 1942, grâce notamment au soutien d'Henri Frenay, il devient le premier chef de l'Armée secrète. Sous le pseudonyme de « Vidal », il travaille étroitement avec Jean Moulin et entreprend à plus de soixante ans une mission à haut risque : faire fusionner les groupes paramilitaires des mouvements de résistance Combat, Libération-Sud et Franc-Tireur. Ses pas le mènent tout autant auprès du général de Gaulle à Londres et sur le plateau du Vercors qu'à Lyon et à Paris, où il est arrêté par la Gestapo le 9 juin 1943 - moins de quinze jours avant « Max », à Caluire. S'ensuit un long chemin de croix entre Fresnes, le Struthof puis Dachau, où il est assassiné le 19 avril 1945, quelques jours avant la libération du camp par les Américains.

Jean Bourcart brosse avec maestria le portrait de cet homme « mort debout, en beau soldat et en chrétien » (Edmond Michelet), de ce Compagnon de la Libération (à titre posthume) mû par une unique antienne ; il faut « savoir vouloir » pour que la France ressuscite « un Jour du calvaire présent ».

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