Varsovie, 1945. Harcelés par les Allemands qui mettent la ville à feu et à sang, les résistants se réfugient dans les égouts. Mais une créature monstrueuse les y attend... De nos jours, Sophie Leonard est en charge de la construction d'un grand hôtel international. Mais lorsque ses ouvriers mettent au jour un boyau oublié du réseau d'égouts, une série de meurtres atroces vient interrompre les travaux. Aidée d'un inspecteur de police, Sophie commence alors à reconstituer un bien étrange puzzle où s'imbriquent agissements des mafias russes, obscurantisme de la Pologne médiévale, Seconde Guerre mondiale. A mi-chemin entre " Fatherland " et " Gorky Park ", " L'enfant de la nuit " fait se rejoindre Histoire et fiction, pour le plaisir du lecteur.
Faites attention aux enfants qui font peur !
Un roman de Masterton écrit dans les années 90, les références sont là pour le prouver. D'ailleurs, dans la traditionnelle scène de sexe, le protagoniste masculin met une capote !
L'intrigue prend place à Varsovie et se déploie sous la forme d'une enquête. Nous sommes quelques années seulement après la chute du communisme. L'inspecteur Rej traque l'Exécuteur, un mystérieux tueur qui a décapité une dizaine de victimes, sans liens apparents entre elles. Il fait la connaissance de Sarah Léonard, chargé de la construction d'un hôtel à Varsovie, pour le compte d'une boite américaine. Ils se retrouvent embarquer dans une histoire macabre, qui les fera croiser la route du mystérieux Enfant des Tunnels...
J'ai vraiment apprécié ce Masterton. Les personnages principaux y sont plus que crédibles, touchants à leur façon. La rencontre entre Stefan Rej, qui incarne l'ancienne Pologne communiste et Sarah, qui se tourne résolument vers l'avenir, est bien vu et le duo fonctionne bien. Même le "démon" est touchant à sa manière, si l'on met de côté son origine assez fantaisiste. le contexte historique de l'insurrection de Varsovie, à la fin de la seconde guerre mondiale, est très bien exploité par l'auteur. L'aspect légende médiévale est par contre un peu sous exploité à mon goût. L'idée de faire des égouts de la ville le terrain de chasse du démon est très bonne, on imagine très bien l'endroit et le dégout qu'il suscite. Pour l'ambiance, c'est top !
L'attitude générale des personnages, face aux évènements surnaturels qu'ils rencontrent est cohérente, ce n'est pas toujours le cas chez Masterton. Enfin, l'humour du "bloody scottish" fait mouche à plusieurs reprises et les scènes gores sont plutôt bien dosées.
Bref, c'est du bon Masterton que les amateurs apprécieront.