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Recyclivre, l'occasion fait le lien

Une mariée à Dijon

Mary Frances Kennedy Fisher
  • 14/11/2001
  • Rocher
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Couverture de Une mariée à Dijon par Mary Frances Kennedy Fisher

Résumé

En 1929, Mary Frances Kennedy Fisher est arrivée, tout juste mariée et âgée de vingt ans, à Dijon, capitale historique de la Bourgogne et haut lieu de la gastronomie française.

«C'est là-bas, je le comprends seulement aujourd'hui, écrit-elle dans Une mariée à Dijon, que j'ai commencé à mûrir, à étudier, à faire l'amour, à manger et à boire, bref à être moi-même plutôt que celle qu'on s'attendait à me voir être. C'est là-bas que j'ai appris qu'il est bienheureux de recevoir, appris aussi que tout être humain, si vil soit-il, mérite d'être pour moi un objet de respect et même d'envie, car il sait quelque chose que je ne serai peut-être jamais assez vieille pour savoir, ni assez sage, ni assez bonne, ni assez tendre.

Oui, je me suis mariée pour la première fois dans le sud de la Californie, le 5 septembre 1929 ; et oui, il m'a paru merveilleux de me retrouver là-bas, en France, moins de deux semaines plus tard, et amoureuse de surcroît.

Nous étions amoureux et débordions à tel point de ce bonheur béat, si particulier, que j'en ai oublié que je ne savais ni parler ni comprendre la seule langue que tous les gens de l'endroit parlaient comme s'ils n'avaient fait que cela toute leur vie. Ce qui était d'ailleurs le cas.

Toujours est-il que je suis bel et bien arrivée au beau milieu de la place d'Armes, c'est-à-dire au centre même de Dijon et, par voie de conséquence, au centre de la France. Autrement dit, le monde entier m'appartenait. (Et cet état de choses s'est prolongé tout le temps où j'ai vécu dans cette ville ancienne et inconnue... d'ailleurs, Dijon est toujours, pour moi et la plupart du temps, le centre du monde...)»

«Elle possède une personnalité littéraire universellement admirée et tout à fait originale, qui lui a valu une place à part dans le monde des lettres. W. H. Auden a déclaré un jour que personne en Amérique n'écrivait mieux qu'elle et John Updike l'a baptisée "la poétesse des appétits"» (de la préface de Jan Morris).

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