Le personnage masculin du roman est un fonctionnaire timide,
égocentrique et chauve.
«Inadapté chronique à la vie sentimentale», il se croit masochiste
et impuissant jusqu'à ce qu'il rencontre Martine, alias Patricia,
prostituée intellectuelle de la rue Saint-Denis. Petit à petit, elle
accepte une liaison avec lui, quoique payante, et il doit claquer son
argent, trouvant dans cette chute une autre forme de jouissance.
Mais Patricia / Martine disparaît, punie et séquestrée par le
souteneur. Il la retrouve, la délivre manu militari, ce qui fait de lui
par un retournement dialectique, de l'ancien esclave, un nouveau
maître.
Roman de l'enfermement, de l'esprit buté, borné, il n'en atteint
pas moins, à travers son «héros» à une forme de grâce, celle d'un
homme qui trouve dans son asservissement le ressort de son
émancipation.