Questions à l'auteur
Alain Germain : Pourquoi Dans la Maison du Vide ?
Cérignac : Ce titre est la traduction d'une définition empruntée aux maîtres de thé. L'héroïne lui donne ici une acception plus large.
A. G. : Tous vos personnages semblent désespérément attachés à leur passé...
C. : Ceux qui sont confrontés à une tragédie ont forcément tendance à s'attacher à ce qui précède l'instant où tout bascule. Quand il s'agit d'un double homicide non élucidé, le passé, de surcroît, peut être perçu comme recelant la réponse. D'où attachement. Et attachement désespéré.
A. G. : Comment faut-il lire ce roman ?
C. : Il est centré sur la quête intérieure du personnage principal autant que sur la traque d'un criminel. L'héroïne cherche à démasquer l'assassin, certes, mais aussi à se démasquer elle-même.
A. G. : Quand le livre est refermé, qu'aimeriez-vous que le lecteur emporte avec lui ?
C. : Peut-être l'idée que le passé est un terreau, non un carcan, et qu'on ne peut avancer qu'après l'avoir remis à sa juste place.
Dans la Maison du Vide
En 1972, un double meurtre est commis dans une propriété ardennaise. Cet événement tragique devient la trame de chacun des romans policiers du célèbre auteur Artémis. Mais qu'a oublié ou caché celle qui se dissimule sous ce pseudonyme et qui jamais n'est revenue sur les lieux du crime ? Et quel rôle a tenu Norma, sa meilleure amie, dans cette énigme non résolue ? Norma la muette, l'obèse. Norma qu'Artémis n'a plus revue jusqu'à cette terrible nuit de l'automne 2000, date anniversaire du double assassinat ?