Il y a cinq ans, l'Observatoire National de la Délinquance était mis en place par Nicolas
Sarkozy alors ministre d'État, ministre de l'Intérieur, suite aux préconisations du rapport
parlementaire rédigé par Christophe Caresche et Robert Pandraud.
Depuis cinq ans, l'Observatoire National de la Délinquance poursuit plusieurs objectifs :
contribuer à une meilleure interprétation des évolutions des crimes et délits enregistrés ;
développer les enquêtes de victimation en vue de mieux connaître la réalité criminelle et
réaliser des études qualitatives afin de mieux comprendre les phénomènes criminels.
La mesure de la criminalité est une opération complexe car elle dépend avant tout de la
propension des victimes à déposer plainte. Si les faits ne sont pas reportés aux autorités, alors
les statistiques seront incomplètes, la connaissance du crime partielle et, par conséquent,
les politiques publiques souvent inadaptées.
De manière générale, l'important n'est pas seulement de savoir si les crimes et délits
constatés augmentent ou diminuent mais de pouvoir mieux appréhender la complexité des
évolutions criminelles : les liens entre auteurs et victimes, les transferts de la criminalité, les
taux de dépôt de plainte, etc.
Une politique publique ne peut être réellement efficace que si l'on connaît préalablement
et précisément son objet. Il est ainsi indispensable d'encourager et de développer
les initiatives qui prolongent les analyses quantitatives vers des études qualitatives
complémentaires. C'est l'un des objectifs de l'OND pour les cinq prochaines années.