Un vent d'euphorie souffle sur la capitale, la joie de vivre bruisse dans les rues, et l'envie de faire la fête exalte une jeunesse pleine d'espoir, avide de liberté et bien décidée à oublier les horreurs de la guerre. Toutefois, pour Armance Faure, impossible d'effacer de sa mémoire les désastres de ce premier conflit mondial. Elle y a perdu son père, fusillé par son régiment, après avoir été accusé de désertion sur le front. Un acte de haute trahison qui a profondément terni l'image et la réputation de la famille Faure. En charge de veiller sur sa mère dévastée et son petit frère, Armance n'a d'autre choix que d'endosser le rôle de chef de famille. Pour s'en sortir, la jeune femme de dix-neuf ans erre dans les rues et commet des vols, allant des modestes vêtements jusqu'aux objets de grande valeur. Mais, un jour, elle commet l'irréparable en dérobant une bague en or massif... Alors qu'elle pense avoir tiré le gros lot, elle découvre un symbole gravé sur le bijou : un corbeau. L'emblème d'Oswald Serendas, le chef d'un groupe de malfaiteurs qui sèment la terreur dans les rues de Paris à la nuit tombée. Avec ce vol, Armance a saboté une mission cruciale de cette organisation criminelle. Et elle devient sans le vouloir la cible d'Oswald, un homme à la cruauté sans égale, à la beauté glaciale, et dont le regard vairon glace les échines d'un simple coup d'oeil. Aucun retour en arrière n'est possible, et la voilà plongée dans un monde impitoyable, sans foi ni loi, où le sang coule à flots et où la vengeance embrase les âmes.
!! Alerte coup de cœur : j’ai adoré ma lecture, du début à la fin !!
Pour être honnête, j’attendais beaucoup de ce roman, entre sa couverture sublime et un résumé prometteur, "L’Aube Écarlate" me faisait de l’œil depuis un bon moment. Et après l’avoir littéralement dévoré (spoiler : préparez-vous à passer une nuit blanche), je peux dire que cette lecture a été à la hauteur de mes attentes : les aventures d’Armance m’ont totalement embarquée.
J’ai adoré cette héroïne, voleuse téméraire, profondément touchante et attachante, prête à tout pour sa famille. Elle est courageuse, n’a ni froid aux yeux, ni sa langue dans sa poche, des traits de caractère que j’ai sincèrement appréciés.
Et là… bam, la magie propre aux dark romance opère dès sa première rencontre avec le redoutable et imprévisible Corbeau.
Oswald Serendas m’a charmée comme rarement un personnage masculin l’a fait : un gros, GROS coup de cœur qui le place directement au sommet de mes book daddies préférés. Il a cette prestance, cette aura magnétique, cette intelligence sombre, cette répartie bien mordante… Impossible d’y résister. Il est aussi alléchant, tentant et délicieusement coupable qu’un morceau de chocolat, si vous voyez ce que je veux dire ;)
Quant à l’histoire, elle est addictive, rythmée, pleine de rebondissements et de tension parfaitement dosée, sans jamais tomber dans le cliché du gnangnan !
Mention spéciale aussi pour les personnages secondaires : le petit Elliot, le duo Léon/Edgar, ou encore le touchant Léandre. Chacun a su trouver sa place.
Dans ce livre, on trouve de la noirceur, des touches d’humour, du suspense, un slow burn ultra efficace… et une plume prenante. Franchement, tous les ingrédients sont là pour passer un excellent moment !
Seul bémol : c'est trop court. J'en veux encore ! Je me serais volontiers attardée un peu plus longtemps dans ce Paris d’après-guerre. C’est donc sans la moindre hésitation que je me lance dans la lecture du tome 2 !