Dieu n'aime pas les arabes...
Et les autres
Tu n'es pas avec moi, tu es contre moi, donc tu meurs !
L'Algérie est le pays qui compte le plus grand nombre de journalistes assassinés par les islamistes, une soixantaine. La corruption et la gabegie, depuis l'Indépendance en 1962, y sont devenues une pratique ordinaire. Alors que les tenants du Pouvoir affichaient ostensiblement leurs richesses, toute honte bue, la misère grandissait et devenait de plus en plus intolérable. Terrain idéal aux visées des activistes d'un Islam radical.
Octobre 1988 : A Alger et sur tout le territoire, c'est l'explosion. Les jeunes se déchaînent et prennent d'assaut tout ce qui représente le Pouvoir et le F.L.N. Les islamistes sortent de leur « tanière » et prennent en main cette révolte. Après avoir conquis les municipales, ils s'apprêtent, en 1991, à conquérir l'Assemblée Nationale. Ils sont « plébiscités » par les urnes. Les militaires interviennent. Le pays va sombrer dans une violence inouïe où, évidemment, c'est le peuple qui va en pâtir le plus. Assassinats, disparitions, exécutions sommaires, vols et viols, règlements de compte, vengeance, tout se mêle. L'horrible le dispute au barbare. Ce récit qui se veut un témoignage, raconte cette incroyable tragédie du peuple algérien à travers le quotidien d'un journaliste qui l'a vécue, de l'intérieur.