Peut-on qualifier de «Glorieuses» les trente années qui ont suivi
la deuxième guerre mondiale ? Roger Tindilière nous rappelle en effet
à travers deux ou trois exemples ce qu'était réellement la vie de
l'immédiat après-guerre jusqu'aux années quatre-vingt : les
problèmes de logement quasiment insolubles, mais d'où vont émerger
des solutions à force de patience, de volonté, de courage et souvent de
privations ; les conquêtes de la Libération : la Sécurité Sociale, les
Comités d'entreprises et leur apport en matière de culture, de vacances
pour les petits et les grands, les cantines et tellement de choses
nouvelles et agréables.
L'auteur nous fait saisir les contrastes de la vie à cette époque.
«On n'a plus peur des lendemains», dit-il... bien que les guerres
aient repris au Vietnam et en Algérie, que les usines ferment leurs
portes avec le cortège de difficultés que cela implique pour les
travailleurs et la population. Mais un réel climat de fraternité, d'aide et
de camaraderie aide à surmonter les difficultés et à croire en l'avenir.
Et l'auteur finit par conclure : «On a eu de la chance d'être jeune
à cette époque !»