La fin de vie et la maladie grave constituent en France un sujet de
santé publique dont l'importance est croissante. 520 000 personnes
décèdent chaque année. 70 % des français déclarent souhaiter mourir
chez eux. Chaque année en France, 150 000 à 200 000 patients
requièrent des soins techniques et relationnels intenses.
Parmi l'ensemble des dispositifs de prise en charge existants,
figure l'hospitalisation à domicile seule susceptible de prendre en
charge chez eux des patients gravement malades ou en fin de vie. 7 %
des patients pris en charge par l'HAD sont en phase terminale. Les
soins palliatifs représenteraient environ 30 % des prises en charge des
HAD en France contre 10 % des prises en charge en hospitalisation
conventionnelle. Ces situations sont jugées lourdes par l'ensemble
des acteurs professionnels mais aussi des personnes de la société
civile qui se sont trouvées confrontées un jour à une telle situation.
Issu d'une thèse d'université pour l'obtention d'un doctorat en
santé publique, l'objectif de cet ouvrage est triple. Il est de produire
un état des lieux de la prise en charge de la fin de vie dans trois HAD
françaises en adoptant différents points de vue. Il est d'améliorer la
compréhension de ce qui fonde le sentiment de satisfaction ou
d'insatisfaction des patients, de leurs proches et des soignants, et
d'identifier des outils potentiels de pilotage pour les équipes
soignantes. Il est enfin de produire des propositions pour améliorer
l'existant d'ores et déjà, indépendamment des moyens financiers
disponibles.