World Vision, Caritas, le Secours islamique, le CCFD : ces organisations
non gouvernementales de secours humanitaire ou de solidarité
internationale font souvent la une de l'actualité lorsqu'elles interviennent
dans des situations de crise ou lorsqu'elles font entendre leur voix
dans le concert international. Toutes portent la marque de leur appartenance
ou de leurs orientations religieuses. Leur rôle est reconnu,
comme celui des autres ONG, par les institutions internationales et
nationales.
Qu'en est-il du lien entre l'action transnationale de solidarité de ces
organisations et leurs finalités proprement religieuses, aujourd'hui
comme dans le passé ? En quoi sont-elles dépendantes de leurs relations
contractuelles et financières avec leurs mandataires nationaux et
internationaux ? À quelles tensions sont-elles confrontées et comment
évoluent-elles dans des contextes politiques et religieux souvent
conflictuels ? Sont-elles, comme d'autres mouvements religieux, soumises
au processus de sécularisation ou, au contraire, sont-elles
conduites à accentuer leur spécificité religieuse ?
C'est à ce type de questions que répondent les contributions réunies
dans cet ouvrage à l'invitation de l'Association française de science
politique et de l'Association française de sciences sociales des religions.
Un nouveau regard est porté ici sur la globalisation du religieux et
sur la place des religions dans les relations internationales.