Ce référentiel marque les principales étapes d'une histoire
méconnue...
Dans un monde de travail globalisé, insécurisé, marqué par la
permanence du chômage, l'histoire du groupe CCO-INFAC est
éclairante.
L'Institut de Culture Ouvrière (ICO) né en 1945 à l'initiative
d'Albert Bouche (1) et divers Mouvements d'Education Populaire
réaliseront une première expérience riche et mouvementée.
Après une rupture et une re-création en CCO (Centre de Culture
Ouvrière), il connaîtra à partir des années cinquante une croissance
continue. Il développe le contexte d'éducation permanente, socle de
toute formation professionnelle qualifiante et citoyenne. Il donne
naissance au groupe de formation professionnelle l'UPCS (première
union d'économie sociale ouverte aux associations) englobant CCO-INFAC-INFATH-CREAR.
Des missions lui sont confiées notamment
par le Comité Interministériel de la Formation Professionnelle en
coopération avec les collectivités, les entreprises et branches
professionnelles.
Dans la crise économique présente, la priorité est donnée au
traitement social du chômage. Cette situation entraîne l'abandon de
nombreux projets et la simplification des structures du groupe
aujourd'hui dénommées CCO-INFA. Explorer l'univers de la
formation au travers de cette histoire est déterminant dans une société
où règnent la pauvreté, l'exclusion, l'absence de personnel qualifié. La
transmission de cet héritage va permettre aux nouveaux «pionniers»,
tenant compte des leçons d'une histoire passée, de recréer et non
reproduire, afin de répondre aux mêmes exigences de qualité. Entre le
«tout public» et «la marchandisation» de la formation, y aura-t-il
encore une place pour les associations de formation professionnelle
qualifiante assurant une mission d'intérêt général ?
(1) Albert. Bouche 1909-1999 «Un frontalier en liberté» Editions L'Harmattan