Peut-on vivre sans racines ? Peut-on aimer si on ne l'a pas été ? Les blessures d'une double enfance peuvent-elles jamais se refermer et l'imaginaire suffire à sauver un enfant triste et le conduire à l'âge d'homme ?
On a beaucoup écrit sur tous les enfants perdus de l'Algérie, mais qu'en est-il de leurs propres fils, exilés loin de cette terre où vécurent leurs parents ? Ils viennent de nulle part, seulement accompagnés d'une nostalgie méditerranéenne.
Même après la Toussaint rouge, il y eut en Algérie, à l'image d'Albert Camus, des idéalistes qui rêvaient d'un pays où tous seraient enfin égaux. Mais avec la guerre d'indépendance, la terre d'Algérie sembla vouloir se gorger de leur sang avec plus d'appétit encore.
Alors que vient de s'éteindre son père, Adrien apprend enfin la vérité. Partant à la recherche d'un passé qui ne lui avait jamais appartenu, il jette à nouveau un pont entre les deux rives de la Méditerranée et retourne à ses origines...
Un travelling arrière qui lui permettra de revenir sur les années soixante-dix et ses combats politiques, rythmés par les protest songs de Joan Baez et Bob Dylan.