Cet ouvrage établit un lien entre fonctions physiologiques humaines et
représentations sociales. Centré sur l'appréhension de l'équilibre tant dans
la société de l'Inde primitive et de la Chine ancienne que dans la nôtre, il
nous interroge sur le comportement humain au cours des siècles.
Il apparaît que les sociétés à hauts risques, comme nos sociétés
modernes, développent particulièrement quatre prothèses fonctionnelles
extra-organiques, à savoir métabolique, neuropsychique, immunologique
et d'élimination, autour desquelles s'édifie une construction sociale. Les
sociétés à bas risques, comme celle de l'ancien régime, adoptent un
modèle tripartite de type dumézilien. Or, le système social indien primitif,
originellement quadripartite, a évolué au cours des siècles vers un modèle
tripartite.
Quelles sont les raisons qui ont incité les Indiens primitifs à mettre en
place un système de quadripartition sociale ? Est-ce par souci de
prévention ? S'agit-il de théoriciens ? À qui est destiné ce message ? Que
conclure sur l'évolution de notre société ?
Si les Indiens ont conçu un système social fondé sur l'équilibre des
fonctions, ne serait-il pas possible d'en déduire une définition de la
prévention et de proposer une modélisation du système de santé reposant
à la fois sur la gestion de la régulation autonome de l'organisme et de ses
fonctionnalités ?