L'indépendance du coquillage
Orelle, trentenaire, célibataire et parisienne, aurait pu être un stéréotype mais au lieu de cela, elle sera le prototype de la jeune femme qui, pour vivre sa vie, choisira la rêverie, une rêverie si vive qu'elle en supplante la réalité. Mais a-t-elle d'autres choix pour éviter de sombrer ?
... Je suis en manque de peau, d'épiderme à effleurer, goûter, pincer, en manque de doigts qui me harponnent, d'yeux qui me mangent, de bouches qui me soulèvent vers un ailleurs, de mots doux et caressants... Y a pas à dire, jamais je ne m'y ferai, jamais je ne connaîtrai la paix en me disant qu'il n'y a plus rien à espérer. Je ne peux me résoudre à abandonner l'amour... Alors restent l'attente, l'espoir, les embûches, la morte saison, le corps sec et vide, le coeur laissé pour compte et ce coquillage qui n'en fait qu'à sa tête.
Reste à vivoter jusqu'à... toi...