Ce travail a pour objet d'étudier les rapports entre les systèmes
juridiques laïques et les systèmes juridiques religieux en droit
international privé.
La première partie du livre est consacrée à l'étude des origines
religieuses des règles de droit positif. Elle met en évidence les
divergences d'interprétation dont celles-ci font l'objet en décrivant
les méthodes de leur consécration dans les droits positifs des États
musulmans. Cette approche indispensable conduit l'auteur à
s'interroger ensuite sur les modalités de leur réception par l'ordre
juridique français, ce qui l'amène au plan méthodologique à
condamner dans les termes les plus fermes le relativisme culturel en
la matière.
La deuxième partie est consacrée au statut des non-musulmans
dans les pays de tradition islamique. Elle met en évidence la dualité
des solutions en droit international privé. L'auteur analyse le
privilège de nationalité et souligne la survivance du privilège
juridique de religion dans la jurisprudence. Il dénonce enfin les
entraves que l'un et l'autre de ces deux privilèges portent à la
coordination des systèmes.