Vers le bleu
« D'une route à l'autre, tenir un fil tracé dans le paysage par la main de l'homme et continuer jusqu'à... »
Partir. Sans destination. Suivre une route jusqu'au bout. Parce que les routes n'ont pas de bout. Elles se déversent comme les rivières les unes dans les autres sur la peau de la terre.
Chercher à quitter aussi. Le quotidien, la fidélité, les habitudes, le prémâché. Lâcher prise face à la volonté de décider, d'organiser, de planifier, pour se laisser surprendre par un voyage improvisé.
Laisser parler en soi une autre forme de nécessité qui se passe des mots de la pensée.
Chercher une voix intime et singulière pour donner à goûter la façon dont le monde s'imprime juste à cet endroit-là.
Quatre éléments - terre, air, feu, eau - rythment le récit.
Quatre rencontres amoureuses figurent le « tu » d'une altérité multiple.
Voyage sensoriel pour se mettre au diapason de l'instant et sonder ses désirs. Voyage pour se devenir. Voyage où tout devient possible. Le meilleur... le pire.