La rivière impétueuse s'écoule sur le terreau du continent
africain, dans cette Afrique du Sud où les peuples, empreints de
violence et de haine, n'ont cessé de s'entredéchirer. Elle charrie
tout ce que l'homme répand en elle de sentiments, sentiments nés
de l'intolérance, du racisme et de la peur, mais aussi de la force
morale, de la rébellion et de la sagesse. La rivière impétueuse
n'est pas à proprement parler un roman historique mais trouve
sa source au milieu de ces hommes qui font l'histoire, grands ou
petits, célèbres ou anonymes. Le fil conducteur est en quelque
sorte ce cours d'eau qui, habité par le souffle d'un Zoulou, gronde,
mugit et clapote au rythme des événements. Le courant emporte
avec lui quantité de drames, et la rivière, intarissable, continue
de se déverser sur une terre féconde et inhospitalière. L'homme
façonne la terre, et dans la terre s'enracinent ses instincts primitifs.
Des camps de concentration à l'apartheid, des premières victimes
hollandaises à l'icône Mandela, ce roman traverse les tragédies
d'un pays encore en devenir.