Dans nos sociétés, la mobilité est une valeur éminemment
positive et les déplacements prennent une place toujours plus
grande dans la vie quotidienne. Pourtant, la capacité à être
mobile - la motilité - n'est pas également répartie entre les
groupes sociaux et peut être source d'inégalités. De plus, les
déplacements, notamment automobiles, ont des effets négatifs
sur notre environnement. Comment concilier alors la place croissante
des déplacements avec les impératifs du développement
durable, particulièrement en milieu urbain ? Une telle question
implique de s'interroger sur le rôle de l'action publique dans la
régulation des déplacements et la prise en charge de ses externalités
négatives, tant du point de vue social qu'économique ou
environnemental.
Les contributions rassemblées ici font suite au 6e colloque
du groupe de travail Mobilités spatiales et fluidité sociale
(GT23) de l'Association Internationale des Sociologues de
Langue Française qui s'est tenu en février 2006 à Genève. À travers
des regards disciplinaires variés (sociologie, ethnologie,
sciences politiques, etc.), chacune de ces contributions apporte
un éclairage sur les liens entre action publique et mobilité.