Dires croisés sur Eaux dérobées
Tétralogie mémorielle
Dès leur parution, au début des années 2000, loin des fastes et des vanités auxquels, malgré elle, folle du logis, la littérature convie, D'Humaines conciliations et Lettre à une amie allemande ont suscité l'estime de quelques noms connus, qu'on ne présente plus : Jacques Derrida, Jean-Pierre Faye, Élisabeth Badinter, Jad Hatem et bien d'autres.
Après la parution de Psoas et de Où tes traces... Jad Hatem offrit à cette oeuvre un ouvrage dense : La femme nodale , le philosophe y associe Daniel Cohen... et Thomas Mann, dyade vertigineuse. Les articles de fond, dans des revues, affluèrent. Cette oeuvre disposait, trois ans après sa parution, d'un socle solide. Dans l'indifférence de la critique française, elle suscitait des cours à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, des papiers aux États-Unis, en Allemagne, à Rome, à Montréal : puis, venant de France et du monde, quelques centaines de lecteurs exprimaient à l'auteur leur admiration.
À l'occasion de la parution de cette oeuvre, entièrement refondue, sous l'intitulé Eaux dérobées (1 500 pages), d'après des vers présents dans le livre des Proverbes, récrite intégralement pour Lettre à une amie allemande, baptisée désormais Un Saharien en son dire allemand, nous avons voulu réunir, en un colloque informel, vingt-deux contributions, écrites par des philosophes. des écrivains, des critiques, des historiens de la littérature.