Tous les chemins ne mènent pas à Rome
Émile Mihière (1922), « fervent iconoclaste », revient sur sa vie et son oeuvre, qu'il nous invite à partager.
Sa vie de prêtre, puis d'ouvrier en fonderie, de pasteur, d'aide-soignant, de visiteur de prison redevient, finalement, celle d'un pasteur. C'est aussi une vie de célibataire, puis d'homme marié et de père de famille, puis de veuf, et maintenant celle de compagnon. Qu'est-ce qui peut bien faire le lien entre toutes « ces vies » d'un alpiniste, théologien et ceinture noire d'aïkido ? Sans conteste : c'est l'engagement, qu'il s'agisse d'engagements politique ou sacerdotal, syndical ou pastoral.
Son oeuvre, ainsi, est toute simple et faite de ces engagements. On la découvrira le long d'articles, parfois polémiques, souvent véhéments, toujours engagés et qui, disséminés au cours de sa vie dans des journaux comme l'Union pacifiste de France, la Libre pensée d'Aquitaine, Évangile et liberté ou Ensemble, sont ici avantageusement rassemblés.
Émile Mihière est au service de Dieu, certes, mais sans conteste, et toujours, tout autant au service des hommes, fussent-ils enfants, ouvriers, prisonniers, malades ou, simplement, voisins.