Charge très délicate, en 2008, pour un «nègre» sans illusions,
que la biographie d'un «blouson doré» soixante-huitard qui a
lui-même écrit sur le vif le récit de sa vie de renégat. Puisqu'il est
mort - suicidé ou assassiné ? - pourquoi ne pas lui chaparder son
texte, le mettre à la sauce du jour ?
Trop simple, la supercherie ! Voilà que le présent entraîne le
«héros» dans un mystérieux feuilleton. Qui manipule qui ?
Pourquoi ?
Dans «la société du spectacle», jusqu'où peuvent aller les choses,
sans cesse chahutées entre le reportage en noir et blanc et le
guignol social en couleurs ?
«La descente de l'arbre» joue à plaisir de ce balancement
ludique.
Bref, le sérieux ne semble pas son genre. Et pourtant, pour qui
voudrait bien rêvasser, voire réfléchir, sur le règne absolu de
l'argent, et donc du marché...
Le rire - jaune ! - se teinte çà et là d'une vague mélancolie,
évidemment de bon aloi.